Hervé Pellois, député de la première circonscription du Morbihan

Ma question à Monsieur Rémy RIOUX, Directeur général de l’Agence française de développement

En commission des finances, nous avons auditionné Monsieur Rémy RIOUX, Directeur général de l’Agence française de développement. L'occasion pour moi de lui poser la question suivante :

"Vous avez bien mis en évidence votre forte implication sur le continent africain. C’est sans doute normal de par l’Histoire.
Vous venez de confirmer votre soutien au Maroc par exemple, en apportant pour la quatrième année consécutive une ligne de crédit de 50 millions d’euros pour des projets agricoles et agroalimentaires ayant une dimension liée au développement durable et à la protection des ressources naturelles.
Je voudrais savoir comment se situe la France et, à travers elle l’AFD, par rapport aux autres pays de l’Union européenne ? Avez-vous des partenariats avec ces autres pays de l’Europe ? Enfin, comment jugez-vous la présence de la Chine sur ce continent africain ?"

 

La réponse apportée par Monsieur RIOUX : "S’il y a un seul sujet sur lequel tous les dirigeants européens sont d’accord, très profondément – Ils ne sont pas d’accords pour les mêmes raisons probablement – Vous savez j’ai reçu un message de notre ambassadrice en Hongrie la semaine dernière qui m’a fait très plaisir : le gouvernement hongrois veut créer une institution de développement et demande à la France d’aller à Budapest leur expliquer comment on a fait l’AFD. Je serai très heureux d’avoir un partenaire en Hongrie pour travailler en Afrique parce que tous les dirigeants européens sont d’accord sur une chose : investir en Afrique massivement. On a créé comme ça un réseau – que personne ne connait hélas – d’institutions dans de nombreux Etats membres de l’Union européenne. Notre premier partenaire au monde c’est la KFW allemande : l’axe franco-allemand dans ce domaine est très actif, il existe. La Commission européenne a compris que son intérêt était de déléguer des crédits et nous sommes les premiers à aller chercher des crédits aux agences européennes, les inciter à travailler ensemble. On est donc en train de faire émerger un système européen (on est la zone la plus généreuse du monde évidemment, plus de la moitié de l’aide au développement vient d’Europe et c’est au cœur du projet européen depuis le Traité de Rome).

Donc on a la capacité avec la Commission comme autorité politique, avec probablement une banque européenne qui ferait le lien financier entre nous tous et des points d’appui dans chacun des Etats membres, de construire, je crois, quelque chose de puissant. Moi ça me plait qu’en Hongrie il y ait quelqu’un qui puisse parler d’Afrique à la télévision. Je pense que c’est important plutôt que de tout faire depuis Bruxelles ou le Luxembourg. Il faut que l’on réfléchisse à ce système européen et à le mobilier de la façon la plus forte possible. Evidemment, l’argent que vous nous confiez on s’en sert aussi pour coopérer avec le reste du monde. Je n’ai pas détaillé mais moi je préside un club qui est absolument fascinant, qui s’appelle IDFC (International Developpement Finance Club). Il réunit les grandes caisses de dépôt et agences de développement du monde. Vous avez parlé de la Chine, les chinois en font partie. Ils ont une très grande banque qui s’appelle la China Developpement Bank avec laquelle nous essayons de coopérer évidemment en suivant les bonnes normes de marchés publics, les bonnes normes environnementales, en amenant progressivement les chinois qui sont très présents vers le développement durable."

 

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